Le cerveau (partie I) : Le crocodile

 crocodile

Aujourd’hui j’aimerais aborder la théorie du cerveau dit triunique, basée sur l’observation des modifications du cerveau humain : pour simplifier les choses, notre manière de penser et d’agir serait régie par les échanges entre les 3 principales parties de notre cerveau.

 

La plus ancienne est le cerveau reptilien : il assure les fonctions vitales de l´organisme en contrôlant, la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, l´équilibre, etc. Il est fiable mais a tendance à être plutôt rigide et compulsif…. S’il était seul, nous réagirions comme un animal qui se fige sur la route en voyant une voiture arriver. La réaction instinctive est « je vois/sens un danger = je me fige ou je cours ou j’attaque ». Au regard de ce fonctionnement, nous sommes parfois bien démunis face à ces reflexes émotionnels : le repli, la fuite, l’attaque.

 

Le contexte économique actuel rend souvent les relations interpersonnelles difficiles ou tendues. Travail dans l’urgence, pressions, objectifs, changements, réorganisation génèrent souvent du stress, des conflits ou du découragement. C’est alors que des réactions émotionnelles peuvent se manifester créant au sein de l’entreprise des blocages, de l’agressivité, des frustrations, des absences ou des dépressions.

Par exemple, si un collègue commence sa journée par un commentaire infondé et dit « C’est toujours moi qui fait le travail urgent, heureusement que je suis là…. ». Si je laisse les réactions émotionnelles m’envahir je pourrais répondre de trois façons :

2/ Je souffle et fait semblant de l’ignorer mais cela aura porté atteinte à nos relations.

3/ Je m’adresse à lui avec véhémence « Mais pour qui tu te prends ? Si t’es pas content de la répartition du travail, tu n’as qu’à aller en parler au Directeur !!!! »

1/ Je ronge mon frein et à voix basse «  mais pour qui il se prend ce c… ».

 

Aucune de ces trois réactions n’est malheureusement productive…

 

Identifier notre mode de fonctionnement et avoir une approche cognitive des émotions nous rend enclins à plus de compassion envers nous-mêmes et les autres. Dans ce monde en compétition, il faut poser un regard éclairé sur notre fonctionnement et surtout ne pas nous en « vouloir » si parfois nos réaction nous dépassent.

Que faire me direz-vous ?

Peut-être réapprivoiser le silence, en effet le silence consiste à incorporer sciemment des temps de silence avant de répondre à l’Autre, pour mettre un temps de réflexion permettant de calmer la révolte de notre reflexe émotionnel et de remonter au contrôle (néocortex) et éviter les néfastes parasitages des préjugés et des illusions. Ainsi je pourrais rétorquer à mon collègue de manière posée « Je suis très surprise par ton commentaire. Qu’est ce qui te fait dire cela ? Veux tu que l’on prenne un temps pour en parler ? »

Enfin, la respiration consciente et profonde est la pratique indispensable pour réfréner notre impulsivité et garder notre calme.

 

So keep cool and have a nice day !

 

 

 

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