Le cerveau (partie II) : Le siège des émotions

cerveau émotions

 

On peut comparer le cerveau humain à une maison de trois étages où chacun possède ses particularités.

Regardons de plus près le deuxième étage : le cerveau limbique.

 

Le système limbique règle : l’alimentation, le sommeil, la marche, la température du corps, les équilibres chimiques, le rythme cardiaque, la tension artérielle, les hormones, l’activité sexuelle et … les émotions.

Le limbique catalogue ce qui est vécu comme gratifiant (agréable) ou comme désagréable séparant le monde en deux : en « j’aime » et en « je n’aime pas ».

Cela est très intéressant pour les apprentissages que je mets en place lors de mes ateliers et séminaires, vous allez comprendre pourquoi.

Physiologiquement, le limbique est perméable à toute logique et sert de filtre des informations leurs donnant une notation émotionnelle, il peut, en outre, être en autonomie par rapport au cortex.

 

Sous stress, il interrompt l’activité du néocortex pour se focaliser sur la priorité de survie, nous privant ainsi de notre faculté de penser clairement (syndrome de la page blanche). Nous comprenons maintenant pourquoi il est si difficile et parfois impossible de travailler correctement sous la domination du stress.

 

Non content de contrôler nos émotions, le système limbique contribue au développement de nos connaissances.

Il joue un rôle vital dans le transfert des informations reçues vers la mémoire.

 

A la lumière de ses informations, il est reconnu que l’on apprend mieux si on y associe de l’émotion : essayez d’apprendre un texte par cœur de façon neutre… Difficile non ?

 

Vous saisissez maintenant pourquoi la plupart des personnes se souviennent de ce qu’elles faisaient lorsqu’elles ont entendu ou vu l’attentat du 11 septembre, mais pas ce qu’elles faisaient exactement hier à la même heure. Ici nous rejoignons la théorie des marqueurs somatiques de Damasio : l’émotion scelle un souvenir dans notre mémoire.

 

Durant mes formations, quand un participant a su mettre en place les postures, les outils et les démarches lors des simulations d’entretiens avec les comédiens de théâtre, La joie et la satisfaction (de belles émotions) surgissent alors.

L’information est jugée agréable même très agréable par le système limbique, NON SEULEMENT le limbique la fait passer au néocortex, MAIS EN PLUS le néocortex la traite EN URGENCE ! et « imprime » ainsi tout notre corps.

C’est ce que j’appelle la « formation expérientielle ».

Cela explique aussi pourquoi quand un élève a une bonne note, il aura facilement une autre bonne note : car il a positivé son limbique, du coup l’information passe mieux au cortex et il réussit…

 

Alors à bientôt dans mes ateliers pour vivre de belles expériences positives !

 

Catherine FormActrice

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